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Quelle attitude face à un problème?

La réaction face à un problème est très différente d'une personne à l'autre. A quoi peut-on attribuer ces attitudes variées face à une même situation? Quelle est la démarche la plus adéquate? Comment, si nous n'agissons pas de la meilleure façon, peut-on changer?



L'angoisse?

L'angoisse a pour corollaire une dépense d'énergie qui aurait pu être utilisée pour chercher une solution efficace. Évidemment, cette angoisse n'est pas le résultat d'un choix mais s'impose à nous dans certaines circonstances. Aussi peut-il être intéressant d'en comprendre l'origine. Bien souvent, l'angoisse surgit quand on se retrouve dans une situation qui réveille un évènement vécu dans le passé, en général l'enfance, et qui a eu une conclusion déplaisante. La difficulté vient du fait que cette étape du passé fut vécue à un moment où l'enfant n'est pas en mesure de faire face, le rapport de forces vis-à-vis de ses parents ou de ses éducateurs étant en sa défaveur. La seule solution a été de se plier et de “refouler”, d'oublier cet évènement.

C'est ce refoulé qui est la véritable origine de l'angoisse que le problème actuel ne fait que réveiller. La personne revit dans le présent la scène de son enfance sans se rendre compte qu'aujourd'hui les circonstances ont changé, qu'elle est adulte, beaucoup plus forte et apte à, cette fois, sortir gagnante. Comment peut-on changer notre façon de réagir... car ces situations ne nous permettent plus d'agir mais seulement de réagir! C'est un peu comme si, dans notre comportement, il y avait des automatismes, des réactions pré enregistrées que certaines situations déclenchent comme le ferait le bouton “start” et qui se déroulent avant que notre intelligence consciente puisse prendre le commandement. La remontée de l'angoisse nous prend de vitesse et nous impose son type de réaction ( qui nous avait permis de supporter un évènement désagréable dans le passé mais qui est tout à fait inadéquate et inappropriée aujourd'hui).

Une solution pour contrecarrer cette angoisse qui nous envahit, est d'essayer de s'extraire de la situation, de prendre de la distance, d'essayer de l'analyser de l'extérieur comme s'il s'agissait d'autres personnes et que cela ne nous touchait pas, ne nous affectait pas. Si on arrive à inverser la tendance, c'est-à-dire à petit à petit reprendre les rennes de notre comportement, on se rend compte que de cette façon, on obtient de meilleurs résultats, on résout plus efficacement les problèmes et on prend de plus en plus confiance en soi. On retrouve une énergie et une tranquillité de vie qu'on ne connaissait plus depuis longtemps.

Il vaut mieux essayer de mobiliser toute son énergie pour faire face aux difficultés plutôt que de laisser libre cours à l'angoisse, que ce soit par la colère ou par la fuite . Avoir recours à l'alcool ou aux anxiolytiques ne résout rien et au contraire, à plus long terme aggravera la situation. Refouler le problème générateur d'angoisse ne lui apporte pas de solution mais prépare le terrain pour le moment où ce problème se sera tellement aggravé que cette attitude ne sera plus possible.



La peur ?

La peur face à une situation inconnue ou objectivement dangereuse, si elle est très compréhensible et normale ne change pas la situation. Il faut absolument la surmonter pour pouvoir se servir de son intelligence et ainsi agir le plus efficacement possible.



La méthode coué en se répétant tout le temps “ça va aller, ça va aller” ? Tenter d'ignorer le problème le plus longtemps possible, suivre la politique de l'autruche ?

Ces deux attitudes sont assez semblables et ne peuvent évidemment pas apporter de solution. Ignorer un problème ne le fait pas disparaître. Au contraire, plus on attend et plus la situation risque de dégénérer rendant sa résolution plus difficile et plus longue à obtenir...



L'affronter tout de suite sans prendre le temps de la réflexion ?

S'il n'y a pas extrême urgence, c'est prendre le risque de mal analyser le problème et en conséquence d'y apporter une réponse erronée, voire de l'aggraver. C'est un peu la méthode du “ça passe ou ça casse” en tentant un passage en force. Cela peut marcher un certain temps, mais à la longue, l'absence d'analyse et de correction de l'origine des problèmes fera qu'ils resurgiront inévitablement, jusqu'au jour où le passage en force échouera. De plus, ne pas vouloir analyser en détail ce qui a été à l'origine du problème est révélateur d'un manque de sérieux et une tendance à imposer ses choix sans fondements réfléchis. Cette attitude est doublement négative car d'une part elle privilégie la confrontation et d'autre part elle freine ou empêche de comprendre correctement le monde environnant.



Tenter de le réduire, analyser en détail les causes, évaluer toutes les conséquences, avant de mettre en oeuvre les moyens de le résoudre ?

La première réaction est de tenter de limiter l'impact potentiel, de “limiter les dégâts” pour ensuite tenter de prendre du recul afin de disposer du temps nécessaire pour analyser en détail les causes du problème, évaluer les actions possibles et les conséquences de chacune d'entre elles.
Une fois le problème bien analysé, il y a encore plusieurs choix possibles:

Tenter de le résoudre le plus directement et définitivement possible.
Voir les alternatives possibles pour essayer d'autres chemins permettant d'éviter partiellement l'obstacle ou de trouver un moyen de différer une partie des solutions pour plus tard, lorsque les circonstances sont plus favorables (ce que font généralement les Chinois).
La solution elle-même peut être basée sur le rapport de forces existant ou la recherche d'un consensus et la prise en compte des intérêts à moyen et long termes.

CIESINT & MDG   Publié le 2014-06-12   Nombre de lectures 15672

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